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Mathieu HAREL-VIVIER

Pratique artistique

Intérieurs 2012 - 2016

Une série d'images d'archives de l'intérieur du zeppelin LZ 129 est composée dans l'idée de générer les bases d'une invitation au voyage dans le cadre d'expositions. Celle-ci prennent alors les formes qui leur sont nécessaires pour s'adapter à l'espace d'exposition (bâche, papier peint, projection...). S’ils sont difficiles à identifier, ces ''Intérieurs'' sont tout à fait singuliers. La première image est une perspective du salon de l’appareil, dans lequel le mobilier – signé De Groot – vidé de ses usagers côtoie au mur une cartographie où les différents trajets de l’aéronef sont tracés...

Spectres 3D 2013 - 2016

Pensées comme équivalents en trois dimensions des formes qui apparaissent dans les images de la série Spectres, ces œuvres éphémères sont des emballages d’objets trouvés dans l’espace d’exposition. L’opération conduisant à la génération des images de la série Spectres est ici inversée. Au lieu d’ôter la peau de l’image, l’œuvre est créée par le recouvrement d’un ou plusieurs objets qu’il n’est plus dès lors possible d’identifier. À l’issue de l’exposition, les objets sont déballés et retrouvent leur emplacement. Finalement des objets indésirables et encombrant sont réinvestis dans une œuvre et participe à l’édification d’un monolithe noir qui camoufle moins qu’il révèle.

Sauver des eaux 2010 - 2014

À l'origine de la série Sauver des eaux, un portrait flamand se déplace aux grès des courants de la lagune vénitienne. Après émersion, il s'avère que l'image appartient à un livre d'histoire de la peinture. Les photographies rendent alors compte de l'impossible préhension des pages que chaque tentative délite un peu plus. Une reproduction se joint à une autre jusqu'à former une nouvelle composition, et ce, à partir des portraits de peintres italiens et flamands tels Marco Barbarigo (suiveur de Jan Van Eyck), Hans Memling, Albrecht Dürer, Lorenzo Lotto, Antonello Da Messina, Giovanni Bellini, etc.

Errance 2007 - 2013

Ces images de supports et de formats variables contrastent avec la surface apparemment tranquille d'un quotidien urbain. La lumière y est particulière et joue avec l'artificialité. Parfois la présence d'un sujet souligne le caractère incongru de la situation.

Jeunes pionniers 2012

Le regard du sujet fuit celui du spectateur pour mieux l'inviter à contempler les nuages, traces météorologiques de phénomènes atmosphériques comme le vent, la tempête ou l'orage qui agissent tels des miroirs nous renvoyant des images, celles de nos projets, de nos rêves, de nos pensées. (Projet réalisé avec les élèves de l'école de Pleumeleuc en partenariat avec l'Aparté à Iffendic et Les Prairies - Ateliers de Rennes - Biennale d'art contemporain.)

Trajet quotidien 2008 - 2011

Réalisées à Bialystok en Pologne à travers la vitre embuée d'un véhicule, ''Trajet quotidien'' est une série, un enchaînement de cinquante-quatre photographies donnant à voir des habitations communes éloignées du centre urbain. Loin des monuments et lieux touristiques, ce trajet - faussement quotidien de part sa durée - révèle une périphérie dans un monde globalisé où les caractéristiques tendent à s'effacer et déconstruit la notion de visite par son seul centre. Dans l’espace d’exposition, l’accrochage linéaire fait référence au déplacement et les espaces réservés entre certaines images correspondent au temps d’attente occasionnés par la circulation.

Camera Obscura 2011

Dans un protocole similaire à celui qu’utilise Hubert Duprat dans les années 80 pour "L’atelier ou la montée des images", le mur de l’espace de travail reçoit l’image inversée du paysage extérieur soit le ciel et les toits. Cette fois au troisième étage de l’hôtel de ville de Pont-Aven, l’un des ateliers est entièrement occulté d’une bâche noire percée d’un simple trou (sténopé). À l’intérieur de l’atelier devenu espace d’observation, la ville témoigne de son lot d’évènements hors du commun, du ralliement de bikers, à la dispersion des nuages...

Spectre 2009 - 2010

Chaque image de cette série a été produite par retrait de la couche supérieure d’une image polaroïd de petit format. Une fois épluchée, l’image laisse apparaître la matière du support photographique. Au delà de la surface de l'image, dans l'épaisseur, le référent s'est évanoui ou n'a parfois même jamais existé. Paysage, montagne virile, drap fantomatique... Recomposée, la série invite à la rêverie.

Spectre 2010

Chaque image de cette série est issue de la projection sous agrandisseur de films instantanés épluchés utilisés comme négatif.

Contreforme 2009

D’apparence un motif informe flotte de façon énigmatique sur un fond homogène. L’objet est posé, l’ombre se forme et donne une présence à l’objet pourtant vidé de son contenu. La neutralité du fond est idéale à la formation de l’ombre qui dédouble la silhouette et atteste la présence de l’objet. Etrangement, le contour de l’objet enferme une réalité à laquelle il n’appartient pas. L’énigme est d’autant plus marquée que l’adéquation entre fond et forme est devenue invalide. Une incongruité relationnelle des éléments naît alors de cette composition...

En Famille 2009

En Famille constitue un ensemble iconographique sélectionné pour ses qualités lié à l'accident photographique, tout en laissant une place au souvenir, au dérisoire, à l'affectif, au constat, au rituel, à l'ordinaire, au solennel, à l'anodin.

Paysage 2009

Quand l'appareil s'emballe, les images produites issues alors d'un dispositif ''célibataire'' ne sont bien souvent que le reflet des humeurs de l'appareil photographique.

Révéler, dupliquer, abstraire, distraire, contraster, effacer 2009

Révéler, dupliquer, abstraire, distraire, contraster, effacer sont autant de processus mis en oeuvre lors d'un développement argentique. C'est en réponse à l'invitation de la Théâtrerie que la volonté d'affirmer le processus s'est imposé.

Artifices 2007

Un mirage ? entre ciel et mer, dans les nuages... Quand la réalité n'est pas assez précise pour nous renseigner sur ce qu'elle représente.

Aqua Tv 2007

L’image est abstraite et affirme une incapacité à décrire les objets photographiés. Aucun élément du procédé de production photographique n’a été omis. C’est par l’association de deux objets dans le champ que la réalité s'est perdue.

Derrière l'écran 2007

Ces images agencées en série forment une narration des attitudes adoptées lors des prises de vues au sténopé.

Sur l'écran 2006

« L’ombre personnifie l’ensemble de ce que le sujet ne reconnaît pas et qui directement ou indirectement le poursuit inlassablement » Carl Gustave Jung

Passage 2006

Le support transparent est chargé d’une mémoire des passages du sujet devant l'objectif du sténopé.

Sténopé 2005

Le sténopé, œil de la première camera obscura est employé dans un dispositif de mise en scène pour générer une image afin de révéler quelque chose de l'ordre du mouvement, du déplacement.

Hommage à R. Mutt 2004

Réalisation : HAREL Guillaume